 |
Une des particularités des entreprises familiales, qui peut s’avérer problématique dans le cadre d’une transmission d'une entreprise, est la forte centralisation du pouvoir décisionnel sur le dirigeant. Son rôle central doit donc progressivement s’effacer pour que l’organisation en étoile, avec un dirigeant au centre de tout, fasse place à une hiérarchisation en râteau. Une préparation organisationnelle et une adaptation de la structure de l’entreprise est primordiale. L’entreprise est avant tout un ensemble d’hommes et de valeurs. Contrairement à la vente de l'entreprise, les employés doivent donc être partie prenante de la transmission et doivent être les premiers informés du souhait du dirigeant de transmettre son entreprise à un membre de la famille. Les employés sont porteurs du savoir faire et de la valeur ajoutée de l’entreprise, ils peuvent donc largement faciliter la relève du dirigeant. L’entreprise est en constante interaction avec de nombreux acteurs économiques que sont ses clients, ses fournisseurs, ses banquiers, ses investisseurs, … Ces différents partenaires vouent une certaine confiance à l’entreprise et à son dirigeant. Il ne faut donc pas trahir cette relation et introduire le plus rapidement possible le futur dirigeant afin de les rassurer, l’honnêteté est capitale. Il est également important d’évaluer les capacités de l’entreprise à réaliser des profits et à croître dans le futur afin que la transmission familiale ne se révèle empoisonnée et ne soit source de problèmes au sein de la famille, ce qui peut malheureusement être le cas. Si l’entreprise connait certaines difficultés, il est souhaitable de rétablir une situation convenable afin que la reprise soit une réussite, le timing de la succession est donc important. Il peut parfois être intéressant avant une transmission de transférer le patrimoine privé des actifs appartenant à l’entreprise mais non nécessaires à son exploitation. |